Oulad Attou : le début
Je suis né dans un petit douar du centre du Maroc. Le travail de mon père dans les Forces Armées Royales nous a conduits à Salé. La fierté de mes parents est restée mon moteur.
Parcours
Ce n’est pas une trajectoire linéaire. C’est une histoire d’essais, de pression, de fidélité, de chutes évitées de peu et de nouveaux départs.

Je suis né dans un petit douar du centre du Maroc. Le travail de mon père dans les Forces Armées Royales nous a conduits à Salé. La fierté de mes parents est restée mon moteur.
Le cybercafé du quartier m’a ouvert un monde neuf. J’y ai appris HTML, Dreamweaver puis PHP. Mon premier site comptait 400 pages, et chaque modification devait être répétée 400 fois.
Dimatop m’a rapporté mon premier chèque Google, près de 100 dollars. Après une phase de marketing de rue, J’aime Mon Maroc a approché le million d’abonnés, puis Sawt Bladi est né avec Anas Redouane et Abdeljalil El Hidaya.
Le travail avec Tawfik Bouachrine m’a appris la presse de l’intérieur et nous avons fait d’Alyaoum24 un site majeur. Soltana fut une avancée, mais son coût sur mon mariage et mes débuts de père fut réel.
Je suis revenu au développement avec Next Media, devenue une référence pour de grands médias. Lorsque la publicité a migré vers les réseaux sociaux, la trésorerie a presque cédé. Je protégeais le moral de l’équipe tout en portant la peur.

L’idée est née avec Simo Life. Nous avons choisi d’ouvrir YouCan à tous. Le serveur a cédé au lancement, le Covid a transformé l’e-commerce en bouée de sauvetage, les cyberattaques ont imposé des gardes, et une commission de 0,25 % rendait la croissance financièrement exigeante.
Avec Moad Rezki et Ahmed Tawfik, nous avons réuni plus de 5 000 personnes lors de ce que je considère comme le plus grand rendez-vous e-commerce du Maroc et d’Afrique. J’ai ensuite pris plus de huit mois de recul pour voyager et réfléchir.
Done est le chapitre suivant, pas un retour à zéro. Il porte les leçons du cybercafé, de la presse, des crises, de YouCan, de la fidélité et de la trahison. La ligne reste simple : plier peut-être, tomber non.
« Nous pouvons plier sans tomber. Le temps qui semblait perdu préparait souvent le chapitre suivant. »